
Le beau temps de ces derniers jours et l’approche du printemps me murmurent à l’oreille qu’il est temps de partir à la cuillette de l’ail des ours. Petit couteau en poche et grand sac en papier je m’en suis allée à la recherche de ce trésor vert.
Non loin de chez moi, à la lisière de la forêt, j’ai découvert de vastes tapis de cette merveilleuse plante aromatique. La récolte est excellente.
Je vais profiter d’en manger une grande partie, frais, sous la formes de différentes recettes que bien sûr je publierai. Une deuxième partie sera tranformée en pesto et une troisième partie sera congelée sous forme de beurre.
Ainsi, j’en aurai toute l’année en réserve, car la saison de récolte est courte; février à mai, selon les régions. Chez moi, environ de mi-mars à mi-avril. La période de récolte se termine avec l’apparition des premières fleurs.

L’allium ursinum, communément appelé ail des ours ou encore ail des bois, est une petite plante aromatique pouvant atteindre 25 cm de hauteur et poussant plus particulièrement dans les endroits ombragés et riches en humus. Les feuilles de cette plante à l’odeur d’ail auraient, dit-on, rassasiés les ours affamés après leur hibernation. D’où son nom d’ail des ours.
Bulbes, feuilles et fleurs sont comestibles et sont également saines pour nous (bien qu’il n’y ait plus d’ours dans nos forêts). L’arôme est plus fin si on récolte de jeunes pousses. L’effet des feuilles fraîches de cette plante est comparable à celui de l’ail. Par contre, les feuilles séchées n’en ont pratiquement pas. Ces propriétés sont multiples: dépurative, verfimuge, diurétique entre autres.
AttentiOn: de ne pas confondre cette plante avec le colchique et le muguet qui sont sévèrement toxiques !!! Pour faire la distinction, il suffit de froisser les feuilles, seules celles de l’ail des ours dégagent une odeur d’ail.
Quenelles à l’ail des ours et crème de betteraves
Pour la crème de betterave
2 cs de beurre
400 g de betteraves rouges crues
2 gousses d’ail
quelques feuilles de thym
5-7 dl de bouillon de légumes
sel marin – poivre
Peler les betteraves et les couper en petits dés. Peler et hâcher l’ail. Faire revenir la betterave dans le beurre quelques instants en remuant, ajouter l’ail et la livèche et faire revenir encore. Verser le bouillon de légumes et cuire le tout env. 45 mn. Mixer.
Pour les quenelles
20 g d’amandes pelées, mondées et moulues
20 g de parmesan râpé
1 poignée de feuilles fraîches d’ail des ours, sans tiges 1
cs d’eau salée bouillante
1 dl de crème entière
quelques feuilles pour la décoration
Bien rincer et sécher les feuilles d’ail des ours. Mixer avec les amandes, le parmesan et l’eau. Incorporer la moitié de la crème. La masse doit être ferme pour pouvoir former les quenelles. Ajouter éventuellement de la crème si nécessaire.
Porter la soupe à ébullition avec le reste de crème. Saler et poivrer selon votre goût. Verser dans des assiettes pas trop profondes (sinon les quenelles coulent) et déposer dessus 2 quenelles d’ail formées à l’aide de deux cuillères. Décorer avec des feuilles d’ail des ours fraîches.
D’autres recettes à l’ail des Ours:
pestO à l’ail des Ours
spätzli dOrés à l’ail des Ours
Un livre de recettes: ici
Quelle chance d’en cueillir! J’ai goûté il y a quelques tempq du fromage frais à tartiner bio parfumé à l’ail des ours, c’était délicieux
Hummm, une recette de soupe je j’aime beaucoup et les photos sont très belles.
Une belle recette de saison!
Chez moi, j’ai déjà vu de l’ail des ours mais j’ai préféré attendre afin d’y aller cette semaine car il n’y avait encore que des petites pousses…
Miiiiam! Ca a l’air super bon! J’adore ces couleurs! :p
Il y en a aussi près de chez moi, mais vu le nombre de chiens en promenade, je n’ose pas le cueillir… Peut-être que j’en trouverai à acheter?
J’ai lu ton article avec grand interêt car sur l’ail des ours…crois-tu que l’on en trouve en région parisienne. Il me semble qu’il en existe en Corse mais peut-être que je me trompre ?!
Merci également pour ta recette.
A bientôt
Paola
Aie, l’ail des ours….je peux pas….y a rien à faire, c’est beaucoup torp fort pour moi, cela m’écoeur…domage…. 😉
Amitiés
Claude
PATOUMI: effectivement c’est aussi délicieux dans un fromage type tomme, brie etc. On peut le faire soi-même en coupant le fromage en deux.
DORIA: c’est une recette, assez originale j’en convient, mais qui passe bien comme entrée.
ROSA: bien sûr, si les pousses sont trop petites, il vaut mieux attendre. Mais pas trop longtemps, car les jeunes pousses sont meilleures en arômes.
LILY: évidemment c’est un problème les chiens…où je me fournis, il n’y en a pas car l’accès n’est pas aisé pour les promeneurs.
PAOLA: c’est possible en région parisienne. Privilégie les sous-bois à l’accès difficile aux promeneurs et éloigné des sentiers fréquentés. En Corse, je ne pense pas, à ce que j’ai pu lire. L’ail d’ours prolifère le mieux dans un environnement humide, riche en humus et ombragé… et plutôt frais.
CLAUDE-OLIVIER: ahhh c’est dommage…mais on ne peut pas tout aimer. Les goûts et les couleurs. Par contre, c’est quand même bien moins fort que l’ail conventionnel. C’est une question de dosage.
Bien à toi
je connais l’ail des ours… !!!!
non je voulais dire je ne connais pas … ma tête me fait défaut
Je ne sais si j’aurais un jour la chance d’en cueillir… mais la recette est très belle et les photos visuellement superbes !
Oh ! Ce serait donc ça que nous avons vu avec ma maman l’autre jour. On a d’abord pensé que c’était du muguet, mais quand on en est venus à sentir les feuilles, on s’est dit que cela ne pouvait pas être ça. J’irai en cueillir, et par précaution je montrerai ma récolte à un pharmacien ou un botaniste.
J’aile beaucoup ta recette… l’ail des ours, on en trouvait pas mal chez mes parents quand j’étais petite. Ici, je n’en ai pas vu, mais je vais ouvrir l’oeil !
Je vais ouvrir l’oeil lors de ma prochaine ballade!
bonjour. pouvez vous me dire dans quelle region pousse l’ail de bois ,J’abite a orleans .Merci beaucoup de me repondre
Tu as de la chance d’habiter près de la forêt!
Quelles superbes photos! La betterave est splendide, comme cela, en coupe!
Et bien, c’est fort interessant! Je ne connaissais pas du tout…trop citadine! J’aimerais beaucoup en connaitre le gout. Ta recette est tout a fait insolite pour moi et fort belle.
Quelle chance tu as ! Je n’ai jamais cette plante et elle fait partie de celle que j’aimerai tant découvrir. Tu as bien de préciser que l’on peut confondre avec le colchique ou le muguet. Par contre, pour l’histoire de son nom, j’avais une autre version : la plante sortirait de terre en même temps que les ours sortent de leur caverne !
c’est très coloré tout ça
bravo et merci pour cette recette, j’ai essayé hier et c’est absolument fabuleux!
j’attends avec impatience les autres recettes annoncées.
Amicalement.
Danièle
Oh ! sympa ce livre ! merci pour l’info 🙂
Ah ?! Y’a des ourches en Chuiche ?!… Oui, j’ai la bouche pleine, là. Je chais, ch’est pas poli, mais je mange chur le pouche, pas l’temps !…
Depuis plusieurs années j’essaye de me débarrasser de ces plantes envahissantes.
Je vois quelles ont des qualitées auriez vous une recette pour fire un vermifuge pour mes enfants merci d’avance
Bonjour,
Je voulais savoir s’il ne fallaite prendre que les fauilles sans fleur?? Et les feuilles sont congélé tel quel, mais peut on congelé le pesto??
Merci d’avance.
nathalie B: j’espère que mes explications t’auront un peu éclairée.
Annelenor: merci pour les compliments. Peut-être en trouveras-tu sur les étals de marché.
Belleblé: si tu n’es pas sûre, c’est bien de prendre un avis…avisé 😉
Soho: on en trouve pas dans toutes les régions. Plutôt au nord… Le livre est très bien, je confirme
Mayacook: meme réponse que pour soho et merci pour le commentaire
Mousstic: oui je le sais, j’ai beaucoup de chance de vivre à la campagne
Ninnie: merci pour les compliments. Moi aussi j’aime beaucoup cette photo-là.
Vanessa: peut-être en trouves-tu en Amérique. Ce serait intéressant de savoir.
Lilo: ta version est plus plausible, sûrement…on dira que les deux se complètent.
Shinobi: merci
Danièle: merci pour le compliment ! Est-ce qu’on se connait…j’ai comme un doute…
Tit’: non mais, c’est quoi ces manières… ah oui, j’ai compris, tu te prends pour un grand ours tout juste sorti de sa caverne, dévorant des jeunes pousse d’ail des ours… 😉
coucou: ta demande m’étonne quelque peu. Je suis pas Rika Zarai. Faut plûto passer à la pharmacie, c’est plus prudent.
sophie: il faut récolter les feuilles avant que les fleurs apparaissent. Comme je le dis, la floraison annoncent la fin de la récolte. Par contre on peut utiliser la fleur pour parfumer une huile, mais on ne peut pas la consommer. J’ai congelé des feuilles entières sur le conseil d’un ami cuisinier, mais je ne les ai pas encore testées décongelées. NON, on ne peut pas congeler le pesto. C’est une conserve en elle-même. C’est l’huile dans laquelle les feuilles hâchées baignent qui sert de conservant. Donc, inutile de congeler. On place le bocal de « pesto » dans le frigo et on veille à ce que l’huile recouvre bien les feuilles, au cas où on en rajoute.
Merci pour vos nombreux commentaires
Bien à vous tous
verO
Merci pour votre réponse!! je me lance et bonne continuation à vous ;o)
J’ai découvert l’aïl des ours… dans le parc du château de Versailles. Il y en a des tapis entiers.
Merci pour ces recettes
comment déguster l’ail des ours lorsqu’il est séché ? Merci pour la réponse.
Chantal
Il est vrai qu’il est possible de sécher l’ail des ours, dans ce cas, il s’utilise comme n’importe quelle herbe aromatique. Mais ce n’est pas conseillé. car il perd son goût.
Par contre, il est tout-à-fait possible de congeler les feuilles à plat dans une boîte pour quelques mois.
J’espère que mes infos vous aident. Autrement, y’a ka demander.
les fleurs d’ail d’ours sont consommables. Il suffit de les sauter dans une noisette de beurre. Elles arômatisent très bien le riz, les pâtes, une viande grillée…
Merci pour l’info qui intéressera sûrement beaucoup de mes lecteurs. Je vais essayer avec un risotto.
Je suis d’accord avec les avis precedents